
La vigne rouge fait partie des plantes les plus intéressantes sur le plan scientifique. Ses feuilles, ainsi que les pépins et la peau de ses grains sont utilisés pour préparer des produits de phytothérapie destinés à soulager les symptômes de l’insuffisance veineuse et, parfois, ceux de la ménopause. Le resvératrol, une substance présente dans la vigne rouge, fait l’objet de nombreuses recherches dans le traitement de plusieurs maladies chroniques.
Cultivée dans de nombreux pays, la vigne rouge (Vitis vinifera var. tinctoria, une variété particulière de vigne également appelée « vigne des teinturiers ») se caractérise par des raisins noirs et des feuilles qui rougissent intensément à l’automne. En phytothérapie, on fait sécher ses feuilles (récoltées à un moment précis de leur maturation), ses pépins et la peau de ses raisins. Les produits à base de vigne rouge sont essentiellement utilisés pour traiter l’insuffisance veineuse : jambes lourdes, varices, fragilité des capillaires (petits vaisseaux sous la peau) et hémorroïdes.
Traditionnellement, la vigne rouge a également été proposée pour soulager la diarrhée, prévenir les troubles liés à la ménopause et au syndrome prémenstruel, réduire les œdèmes provoqués par des interventions chirurgicales ou la radiothérapie anticancéreuse et, en application locale, pour apaiser les yeux irrités. Elle a également été proposée pour réduire les éblouissements associés à la fatigue ou à la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA).
Lorsqu’elles sont récoltées au bon moment, les feuilles de la vigne rouge contiennent une grande quantité d’anthocyanosides, un ensemble de substances aux effets proches de ceux de la vitamine P. De plus, elles contiennent des polyphénols (comme l’acide chlorogénique) et des flavonoïdes (comme le quercétol ou le kaempférol). Toutes ces substances auraient un effet protecteur et stimulant sur les veines et les petits vaisseaux sanguins, ainsi qu’une capacité à réduire les œdèmes (gonflements). Chez l’animal, des études ont montré que les extraits de feuilles de vigne rouge renforcent la paroi des capillaires en agissant sur les fibres de collagène qui la composent.
Les pépins de vigne rouge sont riches en oligo-proanthocyanidines (OPC), des substances de la famille des tanins aux propriétés fortement anti-oxydantes (capables de lutter contre l’oxydation des cellules). Les OPC ont été étudiées, entre autres, dans le cadre de la prévention des maladies cardiovasculaires et du traitement des œdèmes post-opératoires ou liés à la radiothérapie anticancéreuse.
La peau des raisins de vigne rouge est riche en resvératrol, une substance de la famille des stilbènes. On le trouve également en grande quantité dans la peau des raisins noirs de cépages adaptés aux climats humides (pinot noir, cabernet sauvignon, par exemple), qu’il protège des attaques de moisissures. Il est présent dans les vins rouges issus de ces cépages, les jus de ces raisins broyés avec la peau, mais également dans les arachides, les myrtilles, le cacao, la canneberge, par exemple. Dans le cadre industriel, le resvératrol est souvent extrait d’une plante, la renouée du Japon (Fallopia japonica).
Le resvératrol a montré une puissante activité anti-oxydante et la capacité de ralentir le vieillissement chez certaines espèces animales primitives (vers, moucherons, poissons) mais pas chez la souris. De plus, le resvératrol a une activité estrogénique (proche de celle des estrogènes, des hormones féminines) et semble augmenter la consommation d’énergie au niveau des cellules.ur réduire les éblouissements associés à la fatigue ou à la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA).
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